Orthosonie III

Nous sommes la Terre.

Pour appréhender la réalité de « Nous sommes la Terre », la résonnance différentielle dynamique entre les apports de la science contemporaine, et ceux de la science de la Conscience et de l’Esprit, s’inscrit dans le processus d’incarnation du Verbe qui se fait chair dans le monde physique dans lequel nous nous mouvons (cf. dans orthosonie I, le champ novateur : les avatars). « Le Verbe qui se fait Chair » est une référence biblique.

Cette annonciation vibre et résonne depuis plus de deux mille ans. Elle continue d’interroger son Mystère. Elle a semblé longtemps inaccessible par son évocation surnaturelle. Elle nous a invité à frôler l’inconcevable. Le mystère de l’Immaculée Conception était l’inédit du moment. 600 ans avant, l’inédit était l’illumination de Gautama le Bouddha.

Les pères de l’église ont mis en place les différents conciles de Nicé et de Constantinople entre 325 et 870 ans après JC. C’était pour interroger la nature de la substance du corps de Yeshoua. Ils n’ont pu s’accorder sur la nature du processus de transsubstantiation réalisée dans le tombeau.

Après le schisme de 1054, l’arborescence des différentes obédiences s’est démultipliée à la surface de la planète, chacune se fondant sur une des faces du principe de ce mystère, en l’établissant comme dogme. L’officialisation par le Vatican du dogme de l’immaculée conception se fera seulement en 1854. 1896, 42 ans plus tard, le germe d’un changement de paradigme émerge. Il permettra en temps voulu de dialoguer avec ces mystères pour la première fois de façon naturelle.

 

1896 autour de l’atome commence une première observation inédite, inconcevable : le halo du mouvement des électrons à la périphérie du noyau de l’atome. La constitution de l’atome était restée jusqu’alors impénétrable aux yeux de l’observateur humain. Considéré comme la brique élémentaire de la matière dans la pyramide de la complexité, le vide constitutif de l’atome étant découvert, tout l’édifice change. La notion de champ va se déployer. L’énergie va devenir de l’information.

Encore un inédit.

Premier signal, émis par la voie scientifique, annonciation d’un changement de paradigme radical. La mutation de l’espèce humaine allait pouvoir commencer à se concevoir. Le processus de dé-couvrement du continuum esprit-énergie-conscience-substance-matière s’inaugurait. C’était le tout début d’un long chemin de mutations successives. Nombreux sont ceux qui interrogent les changements structurels de nos sociétés, beaucoup moins nombreux sont ceux qui dialoguent intimement avec la mutation de notre substance biologique.

2020, pour la première fois, depuis le passage de l’épidémie à la pandémie actuelle, il est devenu tangible que l’humanité est emmenée de façon inédite et Une, par le champ de la terre dans ce processus irréversible. Au sein de ce champ-un expansé, tous les points de vue habituels s’entrechoquent. C’est par le champ que la qualité de leurs interactions vont se modifier inexorablement, imprévisiblement.

Le changement profond de niveau de conscience de l’humanité par l’augmentation du niveau vibratoire de la terre, l’accès aux connaissances actuelles, concernant la constitution de la matière de l’univers, de la formation de notre terre, du continuum entre ses règnes, de la constitution de notre substance, permet sans désacraliser la profondeur du mystère de dialoguer physiquement avec la puissance du Verbe soutenant la mutation aussi de notre espèce humaine annoncée dans les Évangiles.

Les scientifiques ne le nommeront pas ainsi, peut être l’appréhendent-ils autrement, à travers des notions comme le principe créateur, le principe d’auto organisation, le principe anthropique, l’ordre implié , etc. ….

C’est dans le secret de leurs intimités que les puissances les ayant amenés à faire les découvertes dont nous avons tous le bénéfice, ont accompli les mutations qu’elles impliquent, sans pouvoir le définir scientifiquement, et paradoxalement permettant de soutenir leurs démarches scientifiques (récursivité du champ).

L’humain n’a pas réellement le pouvoir de rompre le continuum Esprit-Conscience-Energie-Matière, c’est un fait de la Nature. Son ordre implié est inviolable.

Lorsque l’invasion chinoise au Tibet faisait rage, Tenzin Gyatso, le Dalaï Lama actuel continuait de transmettre et d’incarner l’enseignement du Bouddha : « ils peuvent tuer les moines, détruire les temples, brûler les Écrits, ils ne pourront détruire l’essence du Bouddhisme ».

Depuis son apparition l’humanité interroge le mystère de son origine et de l’origine par de multiples voies : magiques, symboliques, spirituelles, ésotériques, philosophiques, religieuses, scientifiques, artistiques, bien d’autres encore et aussi tout simplement à travers chaque acte de la vie quotidienne… Chacune de ces voies est soutenue par sa vérité secrète d’être. Chacune de ces voies permet d’explorer une face du Réel. 

Lorsque nous commencerons à les laisser simplement coexister dans le champ fondamental de résonance différentielle qui nous unit et nous interconnecte, nous commencerons à devenir les tisserands de notre appartenance à la Terre, son ciel et les ciels. Autant de personnes que de façon d’interroger le mystère, aucune ne détient la vérité absolue, chacune a une façon unique et singulière de l’incarner, chacune a le potentiel d’expérimenter et d’assumer sa vérité relative en découvrant sa liberté profonde. La qualité et l’efficacité de la responsabilité partagée au sein des interactions de la conscience de groupe, augmente en fonction du degré de liberté assumée sans ambivalence par chacun. Nous sommes tous, totalement impliqués dans le processus de mutation, maintenant.

« C’est à la liberté que vous avez été appelés, Galates 5,13 ».

Ces mots écrits au début de l’ère des poissons sont toujours d’actualité.

Lorsque Henri Bergson, au début du XXème énonce : « Un immense courant de conscience a traversé la matière, pour en faire un instrument de liberté », il parle d’une autre forme d’intelligence présente au cœur de la matière naturelle. Qu’en est-il de l’intelligence au cœur de la matière fabriquée par l’humanité, en particulier depuis l’émergence très récente (50 ans) de la cyber-sphère et son expansion immesurable ?

Les vibrations et les colorations d’une couche de la biosphère, de toute l’anthroposphère et de certaines couches de la noosphère se sont considérablement modifiées. Que faut-il pour que les avancées technologiques contribuent à l’émergence d’une humanité libre, et responsable, en alliance avec les lois naturelles ? Cela dépend non seulement de ceux qui la produisent, mais de chaque utilisateur qui l’exploite. Nous sommes tous responsables. 

En 1974 le principe anthropique s’est imposé dans un certain courant scientifique. Une voie nouvelle se confirmait : celles des tisserands de la sphère de la complexité. Contemporains de Bergson, Teilhard de Chardin et Shri Aurobindo, sans le nommer principe anthropique, ont également singulièrement ouvert cette voie dans leur chair, conscients et reconnaissants de la mutation de l’espèce humaine. Les fils de ce tissage sont les fils de la Conscience universelle (autre façon de parler du son et de la lumière, ayant tissé la matière atomique organisant notre substance biologique). Énergie pure, information pure qui libèrent l’humanité de son ignorance antérieure, de l’obscurantisme dans lesquelles elle peut encore tourner en boucle, par habitude….

Ortho implique la notion de rectitude, de rectification, Sonie de réceptivité à l’information-énergie-conscience qu’est le son akashique.

Avec « Nous sommes la terre » commence un processus de dé-couvrement pas à pas, au pas de la rotation de la terre sur son axe, inscrit dans la courbure de son appartenance à l ‘espace temps de notre système solaire. C’est la nature qui impose son rythme à l’humanité car les êtres humains sont créés et formés par les puissances de la nature. Pour ce faire ORTHOSONIE IV va également commencer à être activé, il y sera question des rythmes planétaires de notre système solaire, appréhendés par la géométrie sacrée. Ces rythmes conditionnent notre capacité à accomplir ce tissage en conscience, en patience, en humilité et en efficacité. Passer par une représentation pyramidale pour appréhender la complexité a été une étape précieuse et continue de l’être, nous la ferons évoluer par la sphère de la complexité dans l’approche orthosonique. Là aussi, c’est la géométrie sacrée qui le permettra. Cette approche sera détaillée dans ORTHOSONIE V. ORTHOSONIE VI sera consacrée à l’évocation du processus de transsubstantiation, expérimenté par Shri Aurobindo et Mirra Alfassa (la Mère), nommé par eux processus de supramentalisation, accompli dans les corps incorruptibles (Bernadette Soubirou entre autres), expérimenté actuellement par de nombreux anonymes qui vivent consciemment dans leur chair ce processus de mutation. Il est central, pour moi, dans l’expérimentation orthosonique. Nous comprendrons mieux à ce moment-là, ce à quoi sont confrontés les corps biologiques actuellement. Chaque jour, de nouveaux symptômes apparaissent en présence du covid. En deçà et au delà de sa présence, certains de ces symptômes « incompréhensibles » avec les clés connues du savoir médical, invitent les personnes atteintes, le corps médical qui les accompagne admirablement, et chacun d’entre nous, à dialoguer avec la mutation de notre substance biologique. Cette mutation est en train de se faire reconnaître, l’épigénétique dialogue déjà avec elle, la médecine va pouvoir continuer d’opérer son changement de paradigme. Comme tous les autres métiers, celui-ci est aussi en train d’être modifié, que chacun prenne la responsabilité du changement, dans son propre champ de cohérence, de son champ de compétence.

Je ne suis ni médecin, ni physicienne, ni chimiste, ni biologiste, mais depuis l’enfance j’ai été amenée par la Conscience à établir un dialogue intime avec le mystère de la condition humaine, sa constitution physique et son inscription dans l’univers (voir préambule). C’est la raison profonde pour laquelle je suis en forte résonance différentielle avec ce qu’évoquent et éclairent les travaux de ces chercheurs.

Le tissage en se faisant par le corps pondère certaines dérives de modélisations (chère au monde de la production), nous éloignant trop de notre nature profonde. La modélisation est utile pour soutenir la créativité de groupe et faire émerger l’intelligence dite collective, à partir d’une épure minimaliste laissant le plein pouvoir à l’intelligence du vivant pour la mettre en œuvre. La capacité à modéliser est précieuse, et sert le processus de libération de l’humanité lorsque son utilisation est temporisée par l’écoute de son impact dans les corps, qui sont les régulateurs les plus puissants de la conscience réflexive humaine.

Nous pouvons proposer une modélisation par le bio-mimétisme pour humaniser le monde de l’entreprise, encore faut il que les personnes au sein de ces entreprises se reconnaissent elles mêmes comme des êtres réellement vivants en mutation. L’arrêt imposé à l’humanité, apparemment par la crise sanitaire, depuis quelques semaines, est un signal fort de la Nature, envoyé à chacun et à tous. L’incertitude autour du processus de dé-confinement vient du mouvement de l’auto régulation avec lequel l’humanité va devoir faire alliance. Ce mouvement dans le champ propage des ondes. L’ajustement permanent qui s’opère ainsi nous fait découvrir l’intelligence transitionnelle. Chacun et tous, nous sommes invités par le champ de la Conscience qui s’éveille, à la responsabilité et à la liberté de se laisser réajuster par ce processus naturel.

Mandela est resté « confiné » 27 ans, il s’est « libéré » au sens bouddhique et christique du terme. Il a compris que l’humain n’avait peur que d’une chose : peur de la lumière qui le constitue, peur de l’accomplissement de cette lumière en lui, dans sa chair. La conscience politique engagée qui animait Mandela, Gandhi, Shri Aurobindo, s’est modifiée au fur et à mesure en se spiritualisant, ils sont devenus des guerriers animés par l’Amour, en tissant avec la lumière de la connaissance des formes pensées novatrices dont le pouvoir opératif dans l’incarnation est incontestable. Ce sont des êtres humains comme vous et moi.

Tisser avec les fils de la lumière de la conscience est faire le chemin d’apprivoiser notre véritable nature, d’oser incarner notre lumière. Elle est présente à tous les niveaux d’organisation de la complexité de l’univers. Cette voie naturelle est potentiellement disponible à tous, maintenant. A chacun de faire le pas, si c’est le pas qu’il doit faire, lorsque ce pas est mis en mouvement par le vrai pouvoir de la nature, de façon imprévisible. Si chacun s’éveille à la perception qu’il est agi par ce vrai pouvoir, nous réaliserons que nous œuvrons tous ensemble, non par interdépendance, mais par interconnexion naturelle.

Le mot complexité est passé dans le langage de la vie quotidienne, c’est aussi inédit….

D’inédit, en inédit nous entrons dans la voie des tisserands, à tous les niveaux d’organisation aussi de notre civilisation terrestre.

 

Vont suivre :

 

  1. Nous sommes la Terre, son Ciel et les ciels
  2. Résonances avec l’information de la pyramide de la complexité, comme voie d’accès préparant le processus d’incarnation des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de responsabilité selon les lois de l’intelligence complexe du Vivant.